L'écologie d'hier et d'aujourd'hui
Écrit par Papot Morgane   
Mercredi 2 Mai 2007 à 6:26

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L’écologie est devenu un phénomène de société. Il n’y pas un jour où l’on ne parle pas de développement durable, ou de protection de l’environnement. Pourtant, il n’y pas si longtemps, les médias si prompts aujourd’hui à nous informer sur les énergies alternatives excluaient toute forme d’écologie, et dédaignaient même les scientifiques qui s’alarmaient déjà sur la fonte des glaces ou la pollution mondiale.

Ces pauvres hommes étaient traités comme des hurluberlus et les gouvernements occidentaux ne prêtaient nullement attention aux émissions de CO² rejetés dans l’atmosphère. Pourtant, l’écologie et ses idées nouvelles ont réussi à trouver leur place dans notre quotidien.

Mais pour arriver timidement mais sûrement aux plus hautes strates de la société, notre écologie actuelle a surmonté de nombreux obstacles que nous pouvons d’ailleurs regrouper : trois grandes étapes entre le XIXe siècle et le XXe siècle, trois étapes fondamentales qui ont marqué l’histoire de l’écologie et son influence sur le monde.


Début XIXe siècle : La première influence majeure sur l’écologie

 

Les pionniers de l’écologie


Le XIXe siècle est un tournant de l’histoire humaine. C’est le temps des grandes explorations, de la science, de l’urbanisation. C’est dans ce climat de changements que nait la toute première tendance écologique. En effet, la découverte de nouveaux territoires vierges, la première révolution industrielle qui amène l’insalubrité dans les grandes villes sont autant de nouvelles raisons qui poussèrent les gens à se préoccuper un peu plus de Dame Nature.
L’influence du romantisme, de la poésie, de la peinture, des sciences naturelles conduisirent les populations occidentales à développer un certain interet pour la protection de la nature. Les pionniers en la matières furent évidemment des savants et des explorateurs en quête d’aventure tels que l'américain John Muir (1838-1914), l'allemand Hugo Conventz (1855-1922) ou bien Alexandre de Humboldt (1769-1859).
1872 fut une date majeure de l’histoire de l’écologie : la création du parc Yellowstone, le premier parc national au monde. Ce mouvement s’étendit en Angleterre, au Canada, en Australie et même en Argentine,lors de la création du parc national du Nahuel Huaprien en 1901. La France et les autres pays d’Europe ne suivirent pas cette nouvelle mode de « parc nationaux », sûrement trop préoccupé par l’instabilité politique et les scandales de l’époque pour s’intéresser aux lubies étranges de pionniers à l’autre bout du monde.

Fin XIXe siècle néammoins les ingénieurs forestiers européens, aidés par des naturalistes, ou des écrivains comme Prosper Merimée, furent à l’origine de la protection de certains espaces naturels. Ces hommes restaient malheureusement à contre courant de l’idée dominante de la société du XIXe siècle qui voulait que la nature soit un capital inépuisable pour l’homme ; idée d’ailleurs encore partagée par certains citoyens bien qu’elle fusse dépassée et antique.
Le concept de protection de la nature est donc véritablement né dans la seconde moitié du XIXe siècle, bien que ses valeurs soient à l’époque plus esthétiques que pratiques. D’ailleurs, vers 1885, on constate l’ouverture des territoires coloniaux aux chasseurs européens, qui auront les conséquences que l’on connaît aujourd’hui : disparition de nombreuses espèces, diminution catastrophiques de populations d’animaux sauvages…
Mais en 1897, La Grande Bretagne, en réponse aux pressions des protecteurs de la nature, propose le principe du contrôle de l’ivoire à l’Europe. En 1900, le premier accord du monde sur l’environnement est signé par à Londres par 6 pays. Evidemment, il est inutile de rappeler que 100 ans après ce traité, le commerce de l'ivoire est toujours un probème pour la protection des éléphants.

 

 

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D. R Alexander Von Humboldt

 

 

Fin XIXe siècle, début XXe : Deuxième influence majeure sur l’écologie

 

La bataille anglaise



A cette époque, l’écologisme britannique est en plein essor. C’est dans ce contexte favorable que naît la croisade contre la cruauté des animaux, notamment contre le massacre des oiseaux pour leurs plumages. Il s’en suit la création par de vénérables femmes anglaises diverses associations de protection comme « la Plumage League » en 1885.
Ces nouveaux mouvements pour la protection des animaux sont l’un des aspects les plus marquants de l’ère victorienne, contre l’industrialisation massive. Il y eu par la suite d’autres courant environnementalistes anglais : la création du National trust (1895), par exemple, qui lutte toujours aujourd’hui pour la protection des paysages et du patrimoine en Grande Bretagne.
La France et d’autres pays de l’Europe ont à cette époque quelques actions pionnières à leurs actifs en matière d’écologie, notamment ence qui concerne la protection des forets. Mais ces initiatives n’ont pas été suivi avec régularité, ni grand enthousiasme par les gouvernements, et sont resté peu efficaces. Alors qu’en Europe les paysages étaient façonné par l’agriculture, dans les nouvelles régions de peuplement tel l’Amérique ou l’Australie, la conservation de la nature était apparue comme une forme de contrôle économique.
Il y avait néanmoins un développement écologique similaire entre Europe et Amérique du nord, en ce qui concerne l’influence du romantisme, ou bien des sciences naturelles. Mais la vraie différence se situait ailleurs, dans le contexte historique. En effet l’Europe était exploité depuis bien longtemps, alors que l’Amérique, l’Australie et l’Afrique du Nord étaient des terres nouvellement exploités par l’homme, des terres « vierges ».

C’est pourquoi dans ces pays on laissait souvent libre cours à la destruction de la nature et des sols, la déforestation, ou bien encore à l’éradication pure et simple de certaines espèces, comme se fut presque le cas pour les bisons d’Amérique. Autant dire que les écologistes n’avaient pas leur place au milieu du Far West et des cow-boys, ou plutôt gardiens de vaches, traduction française qui dénature un peu la magie du mot « cow-boy », mais qui souligne la triste vérité : des gardiens de vaches, qui ne se préoccupaient pas plus des indiens que de leur patrimoine écologique.

 

Début XXe siècle : troisième influence majeure sur l’écologie

 

Une dimension internationale


De 1860 à 1920, une polémique déchira les Etats-Unis en deux : la divergence de point de vue entre les protecteurs de la nature représentés par John Muir et les conservationnistes représentés par Gifford Pinchot.
En effet, la philosophie utilitaire de Pinchot était activement encouragée par l’état américain lui-même. A tel point que Pinchot devint ministre de la conservation et de la gestion des ressources naturelles, aux grands regrets des écologistes purs et durs, et qui malgré son idée de « la nature utilitaire ou nuisible », ne prendra jamais en compte les coûts de dégradation de l’environnement et de l’érosion des ressources.
C’est ainsi que se développe l’écologie entre le XIXe et le XX siècle à travers le monde, ainsi que naissent les toutes premières notions de protection de la nature, gràce à des pionniers méconnus, des poètes trop romantiques et de vénérables dames anglaises légèrement décalées qui militaient activement pour les oiseaux.

 

L’écologie est un assortiment de valeurs et de bon-sens, de découvertes scientifique et de prise de conscience. Remercions les premiers protecteurs de la nature, qui se sont battu pour faire connaître leurs idées ! Souhaitons que leurs actions n'aient pas été vaines, et que les acteurs contemporains de la protection de la nature tiennent compte des erreurs passés.

 

 

Commentaires (3)

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Très bien
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Allé un petit commentaire.
Article très intéressant.
J'ai appris beaucoup en plus
Merci
Pitch , mai 03, 2007
back to the future
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oui ce petit retour arrière historique est en effet des plus intéressants
chrix33 , mai 03, 2007
super article
0

- C est dans ce contexte favorable que naît la croisade contre la cruaute des animaux, notamment contre le massacre des oiseaux pour leurs plumages. Il s en suit la création par de vénérables femmes anglaises diverses associations de protection comme « la Plumage League » en 1885 -

c'est pas à cette époque qu'ils ont exterminé le dodo de l'île Maurice ?
cécile , mai 03, 2007

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